Audrey's profileLe journal d'une fille o...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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Le journal d'une fille ordinaire... ou pasTout dire...tout apprendre August 12 Choix, risques et périls...Je ne regrette pas... Il le fallait. Maintenant ou plus tard... L'arrière amène de toute façon toujours à l'avant. Aurait-il fallu que je recul dans mon ressentit ? Aurais-je dû m'abstenir de sauter le pas ? Mais avouer. Enfin. Oser. S'autoriser. À être honnête. Avec moi même, donc avec lui. Se permettre. De verbaliser ses peurs. Savoir si il veux bien que je lui apporte un quelconque bonheur... Je ne regrette rien... Si conséquences il doit y avoir, il y aura. Je ne suis pas prête comme j'y ai déjà songé. Il pense que son chemin d'esprit le mènera à la solitude. Je crois que toute ma vie je devrais accepter d'être seule et de garder pourtant une plénitude. Tellement loin de tout ça... Et à quel point de lui ? Je n'imagine pas.... Demain... On verra. Business Woman
Je me prostitue depuis 3 ans.
Je joue de mes charmes avec les hommes pour leur prendre leur argent. Je souris de blanches dents, je fais prendre l'air aux attributs féminins et je moule ce qu'ils voient à mes tournants. Je b...ise et je prends. Sans trop de joie parfois. Je m'imagine ailleurs, je me dis que ça n'est pas moi. Et pourtant je vis tout ça. "Bonjour, merci, au revoir" Je satisfais leurs déboires. Après leur travail. Avant qu'ils ne rentrent au bercail. Bobonne ne pouvant leur offrir ce service. Bien que parfois c'est ensemble qu'ils viennent partager leur vice. Elle observe, parfois même un peu jalouse, lorsque son homme me parle sans regarder mes yeux mais cherche plutôt à entrevoir ma lingerie sous ma blouse. Puis il relève la tête d'un sourire satisfait. Quand à moi, mine de rien je ne fais. Puisqu'ils sont encore plusieurs à m'attendre, agitant leurs billets comme tickets d'entrées pour pelotage visuel. À chacun ses moyens, petites pièces ou gros billets allant parfois de pair avec hommes imposants ou plus en retrait. La timidité me touche mais à la rustrerie je fais mouche. ça n'est pas parce qu'ils payent qu'ils peuvent tout se permettre. L'argent n'est pas roi et là bas derrière c'est moi qui dicte les lois. Certains ont su s'adapter et d'autres depuis toujours ont eu mes faveurs. Plus de proximité ou plus de chaleur. Mais jamais de familiarité ou de trop grandes ardeurs. Mon travail a toujours été de faire de l'argent mais femme de coeur que je suis, l'humain en vient parfois à être touchant. Seulement... Je fais la catin depuis 3 ans. "Bonjour, merci, au revoir". Payez Messieurs si vous voulez b...oire. Et bien oui que croyiez vous ? Je suis barmaid, loin de faire le trottoir ! July 27 SamsaraCette semaine j'ai découvert. Plus profondément. Plus douloureusement. Cette semaine j'ai entendu. Des blessures et des craintes. Je t'ai vu aussi quelque peu perdu. Durant ces premiers jours, voir tes certitudes aussi fragiles que le lever du jour. Entendre cette peur de ne pas te trouver. Entendre aussi tout ce que tu as pourtant à donner. Cette vision claire, cette fois ci embrumée. Cette intuition, là bas, autant en anarchie que décuplée. Tu ne savais sur quel pied mener la danse, toi qui à l'habitude maîtrise si bien la cadence. Celle de la vie, celle de... l'essence. Mais tu as été troublé par cette tornade incessante. Ces esprits tourbillonnants d'ignorance et de tourments. Ces êtres également quelque peu perdu, oui. Mais dans leur vie. Dans ce samsara comme tu l'as si bien dis... Ils ignorent certes, ils souffrent aussi, comme lorsque blessée l'est une bête. Tu as vu tout cela au plus près, puisque finalement il ne t'étais pas arrivé depuis longtemps d'être si bien immergé. Malheureusement tout ton savoir ne leur est pour le moment pas accessible. Mais le chemin de la conscience n'est pas si facile. Et tu le sais bien. ... Et ils ne se doutent de rien... Il ne faut pas leur en vouloir et il ne faut pas cesser d'y croire. Il ne faut pas que la lassitude t'envahisse et il faut toujours que Cela grandisse. Leur faiblesse est ce qui te redresse. Leur peur, ce qui te pousse à avancer avec plus d'ardeur. Leur incompréhension, ce qui te donne raison. Pendant qu'ils croient réel ce qui est abstrait, tu es dans le Vrai. Pendant que tous contre tout se rebelle, tu es dans l'originel. Il t'as fallu plonger, tu auras du te confronter. À ce qui depuis un moment t'as quitté, à ce feu de paille qui semble les animer. Puis les consument au final. Ces semaines tu as entendu. Des propos blessants et sots. Tu t'es vu aussi vouloir mettre à nu. Sans la compréhension qui va de paire. Alors que seul compte le jugement de l'univers. Dans le gouffre tu es tombé et il t'as fallu quelques temps y rester. Pour mieux comprendre... Qu'à eux tu n'as pas de compte à rendre. Et que personne d'autre que toi, à ce moment là, n'avait de vision plus juste et clair de tout ce qui se passe d'éphémère. Cette semaine j'ai découvert. Avec plus d'émotion et de compassion. Cette semaine j'ai entendu. Les maux d'un homme qui se livrait sans retenue. Durant ces premiers jours, et les suivants, voir mon désir et mon amour pour lui grandissant... Désir de partage, de corps, d'esprit. Amour d'esprit, de corps, de partage. Alors maintenant... Si tu le peux entends... Mon envie à tout cela de dire oui. À tout, simplement, tout simplement. Peut être pour le futur, mais surtout dans le présent. June 16 À retour d'île, retour de flamme...Le soleil sur ma peau ne m'a pas tant brûlé que ses mains sur celle là même. J'ai trouvé plus de sel sur son corps que dans les embruns de la mer. Je me suis plus évadée grâce à son esprit qu'au travers des littoraux de ce pays... Alors parfois je me dis à quoi bon... Alors souvent je pense si fort comme c'est bon. D'être aux côtés de cet homme qui dans les abîmes illumine, qui aux plus hauts sommets réchauffe, et qui lorsqu'il y à néant, fait le tout. Non que sans lui il n'y ait rien. Seulement qu'avec je m'approche chaque jour du divin... Est-il possible que cela perdure ? Me laisserais-je croire qu'il souhaite idem un futur ? Que puis-je bien apporter à celui qui cherche le moins ? Cet homme qui seul doit tout trouver... Moi petite fille qui cherche toujours à apporter. Cela le fait rire. Pourtant c'est bien ça qui me fait grandir. Alors, ne pas renier ce que l'on est, ne pas tenter de devenir autre... et voir si ça satisfait. Si sur son cheminement il pense que je ne créerais pas d'arrêt, si il est possible même qu'au cocher je sois le fouet... Non l'intention première, l'orgueil ne me tient pas autant ! Seulement lui faire comprendre que je serais là si besoin est. Si besoin est... Le tout dans le rienLe manque créé le désir. Le manque créé le fantasme. Le manque créé les retrouvailles. Certes. Mais pour moi le manque créé le savoir. Savoir se suffire parfois à soir même. Savoir que si l'on est bien seule, on sera bien à deux. Savoir que si l'on doit être accompagnée, c'est par lui qu'on le souhaite... Le manque engendre la clarté. Le manque engendre la certitude. Le manque... engendre peut-être l'amour... La passion du coeur, la raison de l'esprit... vice & versaParce qu'il est ce que je crois avoir attendu. Parce qu'il ne faut pourtant rien attendre. Parce que jamais je ne pensais le trouver. Parce que nous ne pourrons peut-être pas nous garder. Parce que en si peu, il m'a tant apporté. Parce que c'est en moi-même qu'il m'a poussé à chercher. Pour tout ça et tout le reste... Pour tout ce que j'en ai à découvrir. Pour tout ce qui en moi se manifeste. Pour tout cet éveil et ce plaisir. Je me dis qu'il se pourrait... Je crois que peut-être... Je n'imagine rien. J'espère et fantasme encore moins. Je suis dans la dualité de l'envie du présent et de l'avenir souhaité. Et je profite comme je m'empêche. De lui dire qu'avec lui "Je suis" et que j'aimerais que cela reste. Mais puisqu'il n'y a rien de constant si ça n'est le changement.. Aura t-il envie lui aussi de rester pour prendre le tournant...? J + 365Il m'a été donné un an de plus. Une année pour vivre. Seule. À deux. À dix. À mille... Une année pour grandir, pour comprendre, pour apprendre. De tout. À tous. M'enrichir, me construire mais aussi anéantir... Tout ce que je croyais savoir, tout ce que je pensais aimer, tout ce que je m'imaginais être. Retrouver de vraies valeurs. Ne pas craindre ce qui se meurt. Les certitudes, les relations, les habitudes. Découvrir le plaisir de la sérénité, de l'acceptation, de l'esprit éclairé. June 04 La fille sur le pont...Encore un grand homme. Encore un petit garçon. Un de plus à qui je vais apprendre la leçon... Celle de ma vie, celle d'une fille de transition. Montrer qu'on peut dire oui, sans se projeter, sans imaginer les répercussions. Profiter, oser, découvrir, partager. Avancer, oublier, grandir... aimer. Oui, aimer même. Même dans la superficialité. Aimer dans le sens premier. Prendre du plaisir et laisser l'autre entrer. Sans qu'il ne vienne à nous accaparer. L'autre comme bénéfice. L'autre comme ornement de l'édifice. Je ne demande pas à être la première pierre. Pas celle qui sert de repère. Pas celle non plus sur qui on se repose. Plutôt celle qui dans le présent, la sérénité appose. Je suis toujours comme papillon, auparavant de ceux qui butinent puis s'en vont, aujourd'hui de ceux qui transmettent ce qu'ils pensent être bon. Mais il me semble que je viens de m'assoupir dans une fleur de lotus... Le parfum y était si prenant, le coeur semblait si accueillant, celle ci plutôt qu'une autre, celle là avec ce quelque chose en plus. Je m'y suis apposé et ai transmuté. Non de la chrysalide à l'ailée, plutôt en venir à laisser mes ailes tomber. Car je m'y plait. Avec lui. Sur lui. En lui. Ce corps contre moi. Cet esprit curieux du mien. Cet homme qui rit, qui parle... qui vit. Cette chose que l'on a en commun. Cette même philosophie de la vie. Alors on se donne, on prend, on échange. On rit de nos habitudes, puis de nos attitudes. On les partages, on les confesses, on les assumes. On parle beaucoup, on comprend démesurément, on cherche, on creuse, on trouve. La clarté pour nous, la lumière pour l'autre. Des réponses à Un, des vérités sur beaucoup. On s'observe, on se regarde, on se désir... On y cède sans retenue. Faire résonner jusqu'au soupirs les plus ténus. Lâcher prise, libérer les corps, jouir de ceux ci puis dans l'esprit, faire comprendre qu'on donnera tout, dans ce moment, aveux sans sonorité mais avec toute la puissance du silence. La tête sur l'oreiller, les enveloppes de toute tensions déchargés, l'essence semble s'animer mais seul reste l'absence de mot comme vérité. Nul besoin de dire. Tout simplement sentir. Les effluves des corps. Tout pleinement ressentir. L'altitude du coeur. Alors les yeux parlent, puis la bouche reprend langage mais toujours mon esprit se ménage... Car je vis les sensations. Car je devine sous peu une chose plus forte au diapason. ...Car je vois la combinaison... Un homme avec beaucoup de cartes en main. Un de ceux avec qui je m'imaginais au loin. Lorsque je fantasmais.... Lorsque mes utopies m'emmenaient... Dans un futur illusoire. Dans un avenir que finalement je ne pourrais peut-être jamais avoir... Car je ne peut me projeter. Car il me semble que la vie me l'interdit. Et qu'elle à sûrement ses raisons, de me garder comme cette fille de trait d'union... Peut-être pour m'apprendre. Peut-être pour attendre... Ce qu'il me faut savoir. Celui qu'il me faudra avoir... Alors on flâne, on profite, on ne compte pas les jours passés ni pensons à ceux à venir. On ne se donne que le meilleur puisqu'il n'y a pas d'intérêt dans le pire. Tout ce qui compte c'est de grandir. Faire éclore les sensations, les émotions. Élever son esprit, enlever tout ce qui nuit. Être bien. Et l'accepter. Ne pas se freiner, ne pas en avoir peur. Arrêter de ne pas vouloir du bonheur... Autoriser cette jeune fille à le donner. Permettre sa crédibilité... Dans la vie, dans l'amour, dans l'autrui. À Lui... April 07 ME&ME&ME & MY PATIENCEJ'attends. J'attends le moment. J'espère toujours demain. Et bien d'autres jours au loin. J'imagine l'instant. Celui où des yeux on se comprend. Celui là où l'un de nous deux fera le pas... Oui... C'est vrai, j'aimerais qu'il vienne de toi. Oui, pour la simple raison d'être confortée dans mes illusions. Et éviter la chute... Même si je me relève toujours. Te voir venir à moi car l'envie t'y pousse s'y fort que tu ne peux faire demi tour. Je te sens parfois hésitant... Presque prêt, tu crois que c'est le moment... Puis non, ça n'est pas celui là, tu te dis que meilleur sera le suivant. Alors lequel ? Alors à quand ? Et puis... Viendra t-il seulement ? Pourquoi es-ce à toi que s'impose la charge ? Car je m'imagine encore parfois princesse et qu'un prince me prendra un jour sur son passage. Se dire qu'il l'a voulu. Savoir que tu en as l'envie. Voir au moins une fois se réaliser mes utopies... Te sentir entreprenant. Te deviner presque pressé, de vouloir à la tentation céder. Je sens pourtant comme de l'anxiété. Idem à quand enfant s'impose le jour de ton premier baiser. Chaque nouvelle conquête demande toujours courage et témérité. Chaque nouvel aperçu d'histoire procure timidité. Les mains tremblantes. Le coeur qui tape. Pourquoi alors qu'on a acquit maturité et savoir faire ce genre de sensations viennent toujours jouer les troubles fêtes ? En même temps, sans cela, l'intérêt n'y sera pas certes. Mais, oui, choisit le moment, ressent le pleinement auparavant, pour que comme dans mes contes de vie, magique soit l'instant. ME&HIM&ME & WHICHJe veux un homme qui aime parler de lui. Je ne veux pas d'un homme égocentrique. Je veux un homme qui aime la culture. Je ne veux pas d'un homme qui étal son savoir. Je veux un homme qui soit attentionné. Je ne veux pas d'un homme qui soit toujours à moi collé. Je veux un homme qui s'assume. Je ne veux pas d'un homme auquel on ne peut rien apporter. Je veux un homme, un vrai. Je ne veux pas d'un homme macho. Je veux un homme qui soit ouvert d'esprit. Je ne veux pas d'un homme qui trouve tout banal. Je veux un homme spirituel. Je ne veux pas d'un homme qui n'agit pas. Je veux un homme corporel. Je ne veux pas d'un homme qui ne réfléchit pas. (Je l'aimerais lui...) Je suis une fille qui parle. Je ne suis ni une commère, ni une pie. Je suis une fille qui aime tout comprendre. Je ne suis pas une fille curieuse par indiscrétion. Je suis une fille cérébrale. Je ne suis pas une fille intellectuelle. Je suis une fille qui charme. Je ne suis pas de ces filles allumeuse de feu de paille. Je suis une fille téméraire. Je ne suis pas une fille bornée. Je suis une fille qui aime les hommes. Je ne suis pas une fille facile. Je suis une fille qui aime le sexe. Je ne suis pas une fille sans tête. Je suis une femme encore petite fille. Je ne suis pas une petite fille voulant paraître femme. Je suis une fille qui aime la vie. Je ne suis pas de ces filles qui n'en ont rien comprit. Je suis une fille qui sait ce qu'elle ne veux pas. Je ne suis pas sûre d'être une femme qui un jour aura ce qu'elle veux. (Je serais toujours moi...) March 25 Café, cigarettes et utopies"Il faut qu'on parle... Aujourd'hui ou plus tard, mais il le faudra. Puisqu'il parait que tu as tenu à moi..." Nous avons rendez vous à 13h30. Ni chez lui, ni chez moi. En terrain neutre. Parmi la foule. Attablés devant un café, comme un moment anodin, comme si rien ne s'était passé... Il a accepté mon invitation, plus un face à face qu'un retour aux effusions certes, mais il est là. Il fait claquer sa cuillère sur la tasse. Remue son café jusqu'à y créer un tourbillon dans lequel son regard se perd au plus profond. Il est mal. J'ai mal. Nous souffrons. On le sait. On le sent. Tous les deux. Réciproquement. Je parle peu, au début, j'attends qu'il prenne les devants. Il balbutie, il est hésitant. Je le laisse faire, ne lui apporte aucune aide. Cette fois ci c'est à lui de prendre les rennes. Il avoue sa faute. À demi-mot. J'avais besoin qu'ils soient crus plus que tus. Il n'a toujours pas ce courage, ni ce respect... Mais je n'ai presque plus de rage. Je crois que j'ai besoin de le voir là, les yeux humides de culpabilité, en face de moi, les mains tremblantes de regrets. Les miennes tranquilles et assurées de vouloir tourner cette page. Mais mes yeux plongés dans les siens, je le questionne sans paroles. Je veux savoir. Ce qui a été et ce qui devient. Je veux être sûr. Qu'il m'a aimé et que, finalement, cela n'est abolit en rien. Même si il n'y a pas d'avenir. Surtout parce que je ne le veux pas... non... parce qu'il le faut encore moins. Alors il me dit. Ce qu'il a toujours tu, ce dont je n'ai jamais été convaincue. Qu'il tient à moi, plus qu'il l'imaginait, plus que je le crois. Que son amour est plus fort à ce jour puisqu'il ne peut plus me faire de mal en retour. Mon visage rougit. Mon coeur le maudit. Ma bouche ne dit toujours rien. Il parle, il est si bien partit. J'entends quelques bribes de son vécu, je devine beaucoup de maux, il se sent faiblir mais il sait qu'il doit continuer si il veut que je l'imagine dans mon avenir. Car il y en aura un, c'est certain. Peu importe la manière, ni le temps que ça prendra. Peut-être demain... Dans tous les cas il sera plus dans mon corps que dans ma tête, mais je mettrais plus d'ardeur dans la sienne que sur le sien, certes. Toujours envie d'apprendre et de savoir, maintenant lui montrer qu'il se doit d'y mettre du sien pour m'avoir... Il a parlé, un peu. J'ai pris le relais, longuement. Cette fois ci donnant ma vision de nous plus franchement. Même si ça faisait mal, à moi d'oser le dire, à lui d'accepter de l'entendre. Sa faute était selon lui pardonnable, puisqu'il n'a fait qu'apposer sa bouche sur la sienne... Soit. J'aurais presque pu le comprendre il est vrai... si il n'avait pas ajouté cette phrase par la suite... Que dans la fête il porte à sa bouche ses verres comme les lèvres de ces nenettes... Je me suis empêchée de repenser à toutes les fois où je le savais de sortie sans moi. Je souriais, ironiquement. Je ne trouvais que ça à faire devant son comportement. Comment lui expliquer son immaturité ? Comment lui faire prendre conscience ? Nous étions vraiment à mille lieues l'un de l'autre, nous ne gérons tellement pas de la même façon notre existence. Je ne dis pas que la mienne est la bonne, mais bon sang... la sienne est si mauvaise ! Je ne pouvais pas allé plus loin que de lui dire que nos chemins ne se croiseraient plus que corporellement, si ils venaient à le faire de nouveau.. Que je ne pouvais plus donner de moi comme avant puisqu'il avait brisé tout ce qu'on avait construit, à nouveau... Il me dit qu'il changerait. Je lui répliqua que je m'en foutais. Que c'était trop tard et qu'au fond je ne lui avais jamais demandé cela. Que j'avais toujours su qu'au delà de nos corps ça ne marcherait pas. Et qu'aujourd'hui on s'en rendait bien compte, encore une fois. Il persistait, dans l'utopie. Il insistait, dans l'hérésie. Je l'arrêtais devant la réalité de nos vies. Il finit par acquiescer, alors que stupide garçon, je le voyais garder les yeux fermés. Il dégageait affliction et paresse d'action. Je ressentais frustration et exaspération. Que cela se finisse ainsi sans que je ne sache toujours rien de lui, qu'il n'ai toujours pas voulu apprendre sur moi, et qu'il me promette monts et merveilles lorsque la sentence le réveille. Je n'avais plus de force pour argumenter tout ça, surtout en sachant qu'il ne comprendrait pas... Le café était froid. Le silence était là. Le départ imminent. Nos corps loin l'un de l'autre. Nos têtes toujours plus. Notre avenir n'en parlons pas... Nous le ferons une autre fois... February 23 Alpha & Oméga... La fin est le début d'autre chose..."Il y a une semaine, à cette même heure... Il y a 7 jours, à 20h... Tout était si parfait... Et tu me disais même que l'on s'aimait..." Il faut que j'écrive. C'est le moment. Celui que je redoute comme depuis quelques jours je l'attend. Seulement il ne fallait pas que j'y pense, mon imagination tellement en lien direct avec ceux qui me servent à voir mais qui depuis tous ces jours n'ont fait que pleurer. L'alcool de tous les soirs me servant à oublier... Mes amis de toujours pour m'aider à surmonter. Il est parfois bon de ne pas avoir une minute à soi, cela fait taire les démons qui sans cesse aboient. Mais ce soir je suis seule chez moi et ils sont à ma porte... je les entends... bientôt les vois. Il faut que je fasse court, je n'ai pas l'envie de m'éterniser en discours. Détails douloureux et presque inutiles je passerai. Venons en donc directement aux faits. Je viens de passer 3 mois de romance, de mots d'amour aussi et de moments plus qu'intenses. 3 mois corps à corps. 3 mois les yeux dans les yeux 3 mois de sentiments en plein essor. 3 mois donnant l'envie d'un avenir à deux. Je viens de passer 7 jours à tout remettre en question. 7 jours à me demander pourquoi il a fait ça. 7 jours à me remémorer ses yeux si pleins de sentiments. 7 jours à me dire qu'il a peut être joué avec moi. 7 jours à presque regretter mon attachement. Toutes ces heures avec une éternelle question... Pourquoi ? Pour quelles raisons est il allé donner son corps à une autre que moi ? Et pourquoi ce soir là ? Cette soirée de fin d'année où il aurait dû être mon roi... Où parmi mes amis je voulais qu'on le voit, avec moi. Ce devait être l'apogée. Aux douze coups de minuit, mettre enfin des mots sur ces regards enflammés, donner paroles à nos baisers et désirer encore plus fort l'être aimé. Mais il n'en a pas été ainsi. Il n'y eu pas de conte de fée et petite princesse s'est subitement réveillée. Son sixième sens la poussant même jusqu'à la jalousie. Il m'est pourtant si rare d'en venir à tant d'excès, mais peut-être que quelqu'un est là pour m'ouvrir les yeux sur certains faits. L'intuition est de ces choses abstraites qui pourtant me convainc sans preuves concrètes. De la soirée je ne l'ai pas senti à mes côtés, durant des heures je l'ai cherché du regard déjà presque en pleurs. À tout moment je m'en allais courir à travers les pièces pour le trouver, le coeur comme un tambour battant. Tout ça en m'en voulant moi même d'agir comme tel, mais rien n'est plus fort qu'un soupçon qui t'appelle. J'ai été l'ombre de moi même. J'ai été la femme effrayée que je ne connaissais pas. Je n'étais plus cette fille toujours prête au combat. J'étais peut-être au final simplement une femme qui aime... Puis j'ai eu besoin d'oublier, ce que je pressentais, ne pas penser à celui qui me manquait. Noyer dans l'alcool et la danse mes démons qui entraient en transe. Lui jouer le jeu de la désintéressée, de l'indifférente en espérant bien sûr qu'il reviendrait vers son aimée, vers son amante. Homme se voulant si libre en a même presque apprécié de me voir si détachée, et par la même occasion en paix le laisser. Ma garde baissée, il revint à moi lorsque l'heure ultime se mit à sonner. Et là, les yeux au plus profond de l'autre, malgré l'euphorie environnante, plus rien d'autre n'avait d'importance. Il me semble que les battements de mon coeur dépassaient les décibels ambiantes, jouant sur deux tonalités, celle de l'amour certes mais celle aussi d'une peur trop présente. Alors quand le moment fut venu de se souhaiter nos voeux, au lieu d'une certitude c'est une interrogation qui sortie de ma bouche... À la place de cette phrase "interdite", une question sur la permission de se laisser aller aux sensations dépassant l'épidermique, savoir si l'on s'autorisait à être vrai, s'avouer que l'on avait en face de nous une personne qui donnait un sens au mot aimer. De ses bras il me rassura. De ses yeux il me fit ses aveux. De sa bouche il me dit que, oui, nous étions des amoureux... Je m'en voulais presque sur le coup d'avoir agi avec lui comme une harpie mais l'instinct d'une femme est plus fort que tout et la peur de la trahison dépasse largement la raison... Il faudrait que j'abrège, j'ai promis au départ de ne pas détailler cette histoire, mais mon regard se pose dans le vide à tout moment et mon esprit revit ces images comme au présent. Le voir presque en face de moi. Quasi le sentir du bout des doigts. Puis, de retour dans mes souvenirs, dans une chambre le découvrir, à peine mes talons tournés, jouant à chevaucher cette fille, certes un peu ivre, certes tout habillé. Mais sa brusque réaction de s'en ôté, puis même de s'en arrêter de parler prouve bien un dérangement à mon effraction, un réel fondement à son infraction. Je n'ai pas eu l'envie à ce moment de faire scandale ou de verbaliser mes interrogations, ça n'est que plus tard lorsque la soirée toucha à sa fin, lorsque la danse et l'alcool ne me donnèrent même plus assez d'entrain, que je succombai et dans les bras de mon meilleur ami toutes mes larmes déversai. Mes craintes les plus profondes refirent surface, j'avais cette impression que mon passé me faisait de nouveau face. Être la femme d'un homme qui les aime trop, m'attacher à ces corps que tant d'autres désirent, payer le prix d'avoir à ses côtés un étalon, au galop. Au final ne pas être rassurée... de mon pouvoir de garder un homme avec mes seules qualités. Me demander ce qu'il va chercher là-bas... dans d'autres bras... qu'es-ce qui me manque... ? qu'es-ce que je n'ai pas... ? Avant d'aller me coucher j'ai bien essayé de refouler toutes ces questions, mais ses allers et venues dans d'autres chambres que la mienne n'ont pas calmés ma raison. Alors j'ai tenté de m'endormir, mes paupières en s'abattant faisaient glisser mes larmes et feintaient de garder loin de moi certaines images. ...Illusion... Sa venue dans le lit, sa façon de se coucher à mes côtés, tout cela était empli de malaise. Il n'a même pas su faire mentir son propre corps, même pas été capable de trouver une phrase qui m'apaise. Le silence a été le mot d'ordre. Pour cette nuit et la journée qui l'a suivie. Des silences pleins de sens. Des regards lourds de questions, d'inquiétude, d'appréhension. Une envie de rentrer au plus vite avec tout de même la peur qu'une fois chez soi les questions viennent à être posées... Et puis le trajet était à redouter. La distance que l'on parcourait au fil des heures était égale à celle qui s'installait entre nous, idem pour le temps et sa froideur. A destination nous prîmes congés l'un de l'autre, le temps d'une soirée, un besoin de se retrouver seul, pour ma part il m'était comme vital d'exorciser ma peine et au téléphone déverser larmes et angoisses aux oreilles de ma plus grande confidente, aux oreilles de ma mère. On ne s'imagine pas pouvoir encore pleurer si fort lorsqu'on l'a tant fait dans sa vie... Es-ce une capacité spéciale qui m'a été donnée ? Comme le gène du tonneau sans fond ? Toujours est il que j'ai bien ce don, lui même décuplé lorsque j'en viens ma mère a appeler. Elle seule a ce je ne sais quoi qui fait que je ne peux me cacher de rien, elle seule comprend aux premiers sons de ma voix ce qui ne va pas... Alors j'ai exprimé, ma déception et ma rage, car il y avait bien de cela. J'ai sortis tout ce mal que j'avais en moi, puis apaisée, épuisée, elle est enfin arrivée... Celle qui rend plus forte. Celle qui une fois encore fait devenir plus grande. Elle était là, à nouveau. La clarté, la lucidité. Dans mon bain elle m'a accompagnée et m'a aidée à affronter. Sa voix au téléphone. Elle m'a poussée à poser les questions, essentielles, jusqu'à n'avoir aucune limite, aucun tabou. Alors il m'a avoué que j'étais en droit d'être effrayée puisque je ne savais rien de son passé, ne connaissais pas son histoire, ni même son comportement avec ses amantes ou ses aimées. Puis ses mots se sont fait l'écho de ce qu'au fond j'attendais. Non pas qu'il change, seulement qu'il comprenne, que j'étais une femme et de plus une femme qui aime... Je réussi enfin à lui avouer que j'avais certes besoin de son corps mais qu'il me parle de ses maux plus encore. Je ne sais si il en prit vraiment conscience sur le coup mais il m'entendit et nous pûmes nous endormir plus sereinement chacun dans notre lit. Sereine jusqu'au lendemain... Décidément il faut que j'en vienne à la fin, mais il me semble que je dois retranscrire l'ambiance pour montrer à quel point je suis tombée de haut.. même si j'avais déjà un pied dans le vide. Un nouveau jour se leva donc. Un peu lourd certes celui là mais je trouva refuge dans le sommeil jusqu'à ce que l'heure du travail m'appelle. Une soirée comme une autre, calme dans l'ensemble, sans divertissement spécifique non plus. Ce n'est que lorsque mon meilleur ami franchit le seuil de la porte que tout s'anima... mais... juste pour moi. Il fut direct. Et certains mots, certains regards aussi, se suffisent presque à eux même pour comprendre ce qui va se passer... ce qui est arrivé. Le lieu n'était pas vraiment propice aux révélations, encore moins aux pleurs, de destruction. Mais il n'avait pas d'autre choix que de se livrer ce jour là devant moi. Il avait entendu. On avait vu. Trop de choses. Que j'imaginais peut être mais dont je ne me doutais pas. Il a osé faire ça. À quelques mètres de moi. Il s'est permis de me jeter la pierre lorsque je lui exprimais mes craintes, certes avec colère. Il a pu. Dormir à mes côtés alors qu'il avait encore sur sa peau l'odeur de cette fille nue. Il a réussit à me jurer qu'il ne s'était rien passé... Et même... même... que l'on était fait pour s'aimer... Alors comment réagir face aux mots du seul homme en qui j'ai confiance ? Comment ne pas le croire ? Lui qui avait presque aussi mal que moi de me voir dans un tel désespoir. Ah Vincent, mon ami... Je t'en ai voulu autant que je te remercie. Oui, l'illusion a parfois tellement du bon et le réveil est si douloureux. Mais tu savais qu'il ne pouvait en être autrement et tu as démontré ce soir là ta plus belle preuve de courage, d'amitié et d'attachement. Tout cela a été éprouvant, ce soir précis et au final les mois auparavant. Car je n'ai pas pleuré de le perdre lui, j'ai hurlé en larmes ce que j'ai subi... Du manque de respect, des paroles faites de vent et du mépris... D'avoir piétiné ce que je suis. Maintenant il fallait que ce soit dit. La connaissance des faits de ma bouche. La vérité de ce qui lui a servit à l'embrasser... J'ai donc feinté une envie de le voir ce même soir, de le retrouver cette même nuit, pour mieux le quitter, (enfin) me détacher de lui. Malaise il y avait au départ, malaise il restait à l'arrivée. Ambiance d'esprit en bataille, ambiance de coeur déchiré. J'ai alors doucement sortis les armes, sans qu'il s'en aperçoive, il ne voyait pas où je voulais en venir, je lui ai répliqué que par contre, lui, on l'avait vu partir. J'ai été calme. Il a nié. J'ai gardé mon sang froid. Il s'est embourbé dans le mensonge, à même dit qu'il n'avait pas à se justifier de cela. J'aurais aimé des cris et des larmes mais rien de pire pour moi que la mauvaise foi, alors à terre j'ai finalement posé mes armes... Mon amour et mon respect aussi, sans drame. Je n'avais même plus envie de comprendre, d'écouter ou de questionner. J'étais lasse. Fatiguée de l'énergie que j'avais mise à lui accorder ma confiance, qu'il venait de briser. Mes espoirs de bonheur à deux envolés. En tournant les talons j'ai récupéré ce que j'avais créé en mettant tout mon coeur en action. En premier lieu notre histoire dans ma mémoire. En second, une peinture de deux corps qui si souvent n'en ont fait qu'un. Un tableau de peaux. Une icône d'un amour passionné. De nouveau entre mes mains. Une fois de plus au passé. Dos tourné, j'ai jeté mes derniers mots... que beaucoup avaient raison sur le fait qu'il ne méritait pas mon coeur, ni même mon corps, au diapason. Je ne lui ai pas jeté de dernier regard. Il ne s'est point levé pour m'empêcher de lui dire au revoir. J'ai fermé la porte, sans la claquer. Descendu les marches, sans même pleurer. Lentement, sereinement. Oui j'aurais voulu entendre ses pas derrière mon dos... J'y ai même cru... un moment... un instant seulement. Puis j'ai bien compris qu'il ne le ferait pas, qu'aucune main ne s'apposerait sur moi, pour se faire pardonner, pour me retenir, pour s'expliquer... J'ai du garder cette colère en moi, j'ai du m'empêcher de la ruminer, me dire que c'était mieux comme ça, de ne plus être à ses côtés... N'empêche qu'il me manquait... N'empêche que je continuais à me dire que je l'aimais... Toujours est il que cette fois ci, il est vrai, je le détestais. Sur le trajet du retour j'étais comme hors de toute chose, je ne sais quelles endorphines s'étaient insinuées en moi, me coupant presque de tout ressenti humain. Je marchais. Non, j'errais. Je n'étais même pas consciente que mes pas s'avançaient. Vers le plus dur. Vers mon retour à la réalité. Vers nos photos accrochées aux murs. Vers mes draps emprunts de nos odeurs excitées. Il fallait tout changer, tout enlever. Et en premier lieu cette douleur qui ne cessait de s'amplifier... La comprendre et la raisonner... Oui le maudire et... l'oublier. Avec tout ça... me fatiguer... et m'endormir... ... Encore avec ça... bien sûr... me réveiller... et... et réussir à guérir. December 10 Qui cherche, trouve...Je suis l'archéologue de la vie. Celle qui creuse la mienne pour mieux comprendre d'où je viens afin de toujours aller plus loin. Je suis l'archéologue de l'amour. Celle qui dépoussière ses mots, ses gestes, afin que l'essentiel apparaisse. Pierre si dur, d'âge censé être mâture, sur laquelle mon souffle sans cesse passe et avec le temps a l'espoir que ce mur trépasse. Je suis la chercheuse minutieuse. Sans pelle ni burin, juste avec la paume de ma main. Si je ne peux passer dessus, soit, j'emprunterais les sous-terrains. Je suis la visiteuse du temple. Au départ simple curieuse, avide d'apprendre. Certes farouche amoureuse ne sachant à quoi m'attendre. Je suis au pied de l'édifice. Mois après mois n'ayant réussis à escalader ces pierres qui glissent. Je suis au niveau de la mer, flux et reflux intempestifs de ses humeurs ne me permettant ni d'atteindre la terre encore moins d'aller en profondeur... Je suis l'exploratrice de l'humain. Sa connaissance étant mon plus grand vice. Après l'autre. Toujours sur ce terrain d'ailleurs que j'en apprends le plus, en suivant cette piste. Monument dévoilant ses facettes une fois mis à nu. Statue d'Apollon qui me donne sa vertu. Effeuillage du corps pour les sens, mise en lumière de l'âme pour l'essence. Je suis la restauratrice. Celle qui avec patience fait tomber le vernis, celle qui ôte le voile noir pour que les couleurs originelles resplendissent. Je suis une historienne de la vie, une esthète, à ma façon une artiste. Mon oeuvre c'est lui. Ma galerie d'art, tous nos moments dans la nuit noire. Ma plus belle réussite, d'avoir persisté dans sa découverte et maintenant d'avoir entre mes mains un bijou d'amant, une boîte de pandore qui n'attend que d'être ouverte... November 25 ME&ME&ME & THEMJe les observe. Ces gens qui vont, qui viennent. Ceux qui rient, qui pleurent, qui aiment. Celles aux regards désemparés, marquées au visage par la fatalité. Qui tentent de garder tant bien que mal toute leur dignité... de femme, de compagne... pourtant parfois esseulées, même par leurs hommes accompagnées. Je les observes. Celles aux regards fixés. Sur rien mais sur l'essentiel. Qui parviennent toujours si bien à ne pas faire couler leur "Rimel". Celles qui attisent leur cigarette comme pour mieux trouver le courage d'affronter la bête. Lui. L'autre. L'homme. Celui là qui baisse la tête en espérant moins entendre ces mots, ne pas voir ses yeux qui brillent... non pas de joie, encore moins de paillettes. Celui ci qui garde sa bouche muette. Elle qui l'entrouvre et halète. Je les observe. Ces gens qui sont, qui essayent d'être... Je les admire. Ces femmes fortes. Celles qui osent et affrontent, même si elle ne lève pas ses yeux à l'instant, trop brouillés par des larmes qui montent. Oui je les exècre parfois. Ces hommes incapables de bravoure car peur de la honte. Sacrilège que d'être un sexe qui parle, écoute et comprend... Cependant il serait bien que sur le cheval ils montent et pour une fois se mettent dans le dialogue en tenue d'Adam. Je le vois, lui. Ne sachant que faire pour se sortir de l'embarras, tentant tout pour détourner la conversation, essayant vainement de l'entourer de ses bras... Et elle qui fixe ses yeux sans conviction... Je les connais. Ces gens qui vont, qui viennent. Ceux qui rient, qui pleurent, qui aiment. Ceux qui se déchirent en pensant mieux se reconstruirent. Je les connais... Ces gens là... Car j'ai dans le temps été Elle et trop longtemps aux côtés d'Eux. Je les soutiens et comprends... Ces amoureux là... Car je sais qu'après tout cela on ne s'en sort que plus serein et mieux vivant. November 22 ME&ME&ME & MY WARCe billet est une réponse à un commentaire laissé il y à peu. Les propos d'une femme blessée de m'avoir surprise son homme, pourtant ex, approcher. Des paroles que j'ai préféré effacer car ici il n'y à pas lieu d'être injuriée. Ni moi, encore moins de ma part. Cependant, on se trompe lorsqu'on dit que le silence est d'or, voici ma contre-attaque alors.... Oui je suis une fille qui vit. Tout le monde le sais. Moi même je le dis. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Oui je suis une femme qui aime. La séduction, les hommes, le sexe. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Oui je suis celle qui d'un premier abord énerve. Avant de mieux laisser perplexe. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Oui je suis celle qu'on juge car on me croit sans morale ni complexe. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: À tort. À cause de tes travers... Je ne sais quelles sont tes histoires passées mais je sais où se situe mon présent. Garde donc tes fantasmes privés puisque je suis si bien dans les bras de mon amant. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Si comme tu l'as dis cet homme est le "tien", serre mieux les rennes fillette car ils viendront un jour à te glisser des mains. Puisque certes tu as eu raison d'imaginer, mais ne va pas non plus te créer d'ulcère ou me traiter de traînée... Car au final, pas grand chose ne s'est passé. Rien que des gestes idem à ceux de deux ados effarouchés. De mon côté une petite vengeance à régler et un dérapage un peu incontrôlé. Je ne parlerais pas pour lui car il aurait du le faire pour toi... Bien qu'il soit un grand garçon et donc libre de ses choix. Comme celui de t'avoir quittée mais qu'au vu de tes écrits tu n'accepte pas... :::::::::::::::::::::::::::::::::: Par contre cela ne me regarde pas, et m'intéresse encore moins. La seule chose qui me fâche est d'avoir vu mon espace souillé par tes injures, ta méprise et ton jugement, alors qu'on ne se connaît ni d'Eve ni d'Adam, que je suis suis pas elle et ne croque pas ce dernier, et qu'en tant que femme tu aurais pu faire preuve de plus de jugement et maturité. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Je pense peut être t'avoir éclairé même si je n'ai pas à me justifier mais je suis moi même amante d'un être aimé et peut comprendre les paroles d'une femme blessée. Encore une fois ça n'est pas vers moi que tu trouveras réponses et réconfort... Tourne toi plutôt vers ce sexe censé être fort et à défaut c'est tes talons que tu devrais faire pivoter pour mieux trouver ce qui de nouveau te feras être apaisée.... October 09 ME&ME&ME & MY SECRETVincent je t'ai mentis. Dans mon sac à main il y a encore quelqu'un.
Au milieu de ce qui m'est utile, parmi ce qui me rend belle. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Vincent je t'ai mentis. Dans mon sac de fille il y a encore un homme que certains soir je déshabille.
Au milieu de mes draps qui m'appellent, parmi mes nuits sans sommeil. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Vincent je n'ai pas pu résister à la tentation et puis parait-il qu'il est mieux d'y céder... même sans raison. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Comment résister, moi qui ai besoin d'affection... ? Comment renoncer, moi qui aime tellement ce corps en action... ? :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'imagine que tu m'en voudras, un peu. Je sais que tu comprendras, que j'aime jouer avec le feu... September 28 Fille sans partage se fâne comme fleur sans eau... Il est temps de s'épanouir à nouveauIl me semble que le temps donne de l'attachement. J'ai l'impression que l'absence de sentiment amoureux pousse à faire perdurer le jeu. Il paraît qu'on est fichu... Puisqu'il est vrai que nos corps ont du mal à se passer l'un de l'autre nu. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Le charnel aurait alors plus de pouvoir que le spirituel ? Les liens du corps plus fort que ceux du coeur...? Mais alors pourquoi ce manque de communication me provoque tout de même une petite douleur ? Pourquoi certaine de ces attitudes ne me sont pas supportable ? Mais surtout... pourquoi je n'arrive pas à tenir mes décisions ? Comment se fait-il que je n'ose pas le mettre à table pour autre chose que nos corps en pleine action ? :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je ne crois pas avoir eu autant de dualité depuis bien quelques années. Savoir qu'il n'y à aucune bonne finalité à cette histoire, être persuadée que jamais je n'obtiendrais plus de clarté sur son passé, mais tout de même ne pas arriver à me détacher, de sa tête peut-être, de son corps si.... c'est sûre. Alors quels choix s'offrent à moi maintenant ? Attendre, encore, et sûrement en souffrir... Ou prendre les devants et me languir de cet amant ? Pendant un temps... Jusqu'au suivant... Puisque oui même si j'ai de l'attachement je ne suis pas comblée pour autant. Loin de là. Loin de lui l'idée de vouloir en savoir plus sur moi, imaginer partager, de petites choses... un cinéma ou un dîner, je ne demande rien de matériel, ni poèmes à mon nom, ni bouquets de roses. Juste de l'interaction, de par nos têtes, à d'autres moments que lorsque la nuit vient à paraître. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Jeune femme en fleur comme fleur sans eau viendra à se faner un jour, las de ce manque de soin à son égard, tendant à s'épanouir autre part. Au grand jour. Oui c'est ça, l'automne est arrivé et la flore vient à dépérir, mais j'ai besoin qu'une serre on me créé, par toutes les saisons m'entretenir. Puisque j'aime à le faire en retour, tout donner même si il n'y a pas d'amour. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Je n'ai pas de nouvelles depuis quelques jours, mes derniers mots laissaient entendre que je n'attendais plus de retour si de changements il n'y avait pas... et même encore là, je doutais qu'il fasse le pas. D'ailleurs il n'a pas sauté sur l'occasion, ne s'est pas empressé de m'appeler pour plus d'explications... Mon téléphone à sonné ce matin, à la sonnerie j'ai compris que c'était lui... J'ai observé son nom s'afficher, écouté jusqu'au silence la mélodie, attendant la prochaine, celle qui signal une véritable importance à son appel. Rien de cela. Pas de message, même bref, même à demie voix. Pas l'envie de se battre... Pourquoi le ferait-il puisque je n'étais là que pour être utile, ajoutant à cela qu'à ses avances cette fois ci je ne céderais pas. Et peut-être s'en doutait-il ? :::::::::::::::::::::::::::::::::: Pourtant j'aimerais le voir, j'aimerais l'entendre, me montrer, me dire ce que je suis pour lui, quelle place il m'a faite... j'aurais dû mettre tout cela au passé... imaginer même le conditionnel. Rien de pire pour moi que de ne pas savoir, même si c'est moi qui sait être lucide, même si c'est moi qui au final décide... c'est toujours moi qui me sens lésée, toujours vers moi que les questions viennent se poser. Et je sais qu'une fois de plus je n'aurais pas de réponses. Homme qui au départ ne parle pas, tient encore moins à s'expliquer devant moi. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je ne saurais pas. Pourquoi il a agit comme cela. bouche en coeur dans mes draps, m'ignorant quand foule il y a. Je ne saurais jamais. Qu'elles étaient donc toutes ces vies qu'il menait. J'ignorerais toujours. Comment il a osé m'écrire ces mots d'amour... Et si il les a pensé un jour. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Un autre homme au passé. Un nouveau chapitre terminé. Une énième page à tourner. Déjà des acteurs à s'avancer... Depuis bien longtemps des envies de scénario à jouer. September 15 ME&ME&ME & MY NIGHTMon dieu que ça faisait longtemps. Tellement que j'en avais presque oublié ce sentiment. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Rentrer chez soi, à pas feutrés, tard dans la nuit, lumières éteintes, sans faire de bruit. Le trouver là dans mon lit, emmitouflé. Homme endormit comme mâle acquit, l'observer, le sentir, le toucher, à son insu, à la dérobée... Puis doucement, ses yeux s'ouvrir, ses bras m'enlacer, son nez dans mon cou se mettre à fouiner. Fini le repos du guerrier, gladiatrice est arrivée. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il est entré en mon absence dans l'arène, en ma présence maintenant bien éveillé pour prendre la reine. August 31 Ah que mes hommes sont beaux... encore plus au menu sur mon tableau...Icônes de virilité, reflets de masculinité. Des têtes bien pleines sur des corps bien fait avec le vice-versa qui va de pair. Mes hommes à moi ont eu tout pour me plaire. De l'élégance, du charisme, du sex-appeal et ce je ne sait quoi qui me mets plus encore l'eau aux papilles. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Certes pas les miens à proprement parlé, je ne m'amuse pas à exercer de propriété, mais ils ont été à un moment donné, dans mes bras, dans mes yeux, dans mon lit, mes objets à moi, mes autres et antres de jeu. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Je leur dois de l'incognito, je leur dois de ne pas user de leur image, corps pourtant abusés d'antan. Mais lorsque je regarde mon tableau de chasse, je suis plus proche d'Apollons que de Paul&Léon. Alors petite fierté à moi de voir que je peux avoir ces hommes sous mes draps, leur attachement dans les premiers moments, leur respect le plus souvent, bien évidemment pas leurs sentiments... Et je leur en suis reconnaissante le temps avançant. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Puisque au final comment se régaler pleinement avec un seul plat au menu ? Non mes mots ne sont pas cru, non mes propos ne sont pas dépourvu de vertu. Il est simplement exact que mon appétit se réveille à chaque aperçu corporel. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Ces mets là je les aime à tous moments du repas. En apéritif, un coup d'oeil furtif puis du bout des doigts les piquer au vif. Émoustillage des papilles par friandises. En entrée, plus garnit d'à côté, discussion ou jeu de séduction, accompagnement pour avoir le ventre plus au chaud, jusque ce qu'il faut. Défrustration en petite portion. Pour le plat principal je deviens moins raisonnable, je les aime généreux, avec milles saveurs d'inventivité et un panel d'épices pour le jeu. Cuisson rapide et longue... consommation, j'aime ce(ux) qui me tien(nen)t au ventre. Dîner accouplé. Et puisque mon appétit est toujours illimité, je réserve d'avance de la place pour le sucré. Les mots d'extase parsemés, les gestes de tendresse pour continuer l'ivresse et les regards de satisfaction de ce festin de lions. Digestif et dessert de mets de chair. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Icônes de repas attablés ou reflets d'encas sur le pouce dégustés, des têtes bien relevées sur des corps à s'allonger, mes hommes à moi ont eu tout pour me rassasier. Je suis certaine qu'on ne peut vivre d'amour et d'eau fraîche mais pourquoi pas de la beauté de ces hommes et de sexe... ? Sur ce... bon appétit bien sûre ! August 20 ME&ME&ME & MY MÂLE-&-DICTIONJe viens de comprendre. En quelques mots, l'alcool peut-être aidant. :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai compris. La raison à ce comportement. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il appelle ça de la jalousie... Il parait que ça va de paire avec ses sentiments. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai bien entendu ce mot, tabou depuis longtemps. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Je pense tout de même qu'il ne l'utilise pas à bon escient. Comment serait-ce possible puisqu'il ne connaît rien de moi et ne veux rien dire de lui...? Comment peut-on dire qu'on aime quelqu'un alors qu'on l'a laissée seule à l'hôtel pendant deux nuits ? :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Soit, pour sa part il en est ainsi. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: En ce qui me concerne j'ai tout de même cessé de ne m'attacher qu'à des mots, des sensations et des effleurements de peau. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je le garde encore un peu, cet amant de sac à main, en l'ayant prévenu qu'il n'avait tout de même pas trop intérêt à faire le malin. August 16 La belle au roi dormant...Dimanche 13 août 2006.:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: 9h10. Bêtement j'espère encore. Naïvement je regarde à travers la vitre. Sur le quai juste en bas, et puis un peu au-delà... Humainement je me dis que je vaux mieux que ça. Nous ne sommes pas en période des fêtes de Pâques, lapin pourtant déposé avec trop peu de préavis et encore moins de tact. Je n'imaginais pas subir tant de lâcheté, je ne l'ai en aucun cas méritée et demande la cause à cette incapacité. Petite fille trop téméraire, soit disant grand homme aurait-il eu peur de son caractère ? ... :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Il est 9h15 et tu n'es pas là. Le car au départ et définitivement je ne vois pas. Ni la raison, encore moins toi. Place vide à côté de moi, place vide qui ne me répondra pas. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Annecy. Je ne souhaitais pas y aller plus que ça. Je n'avais pas non plus projeter de partir si vite avec toi. Tu as voulu cela. Petite fortune dépensée pour me retrouver esseulée et plus encore blessée. La solitude ne m'a jamais posé problème, c'est pour cette raison que j'ai gardé ce voyage idem. Ma valise à la main, ma détermination abolie en rien. On ne peut m'empêcher de vivre, de profiter ou d'aimer, ça n'a pas été le cas pour toi. Tu n'as rien pris de tout cela, rien compris non plus. J'ai arrêté d'aimer chaque homme, à chaque fois, encore plus cessé de croire que tous ceux là pouvaient vouloir véritablement de moi. C'est fou comme vous me donnez de l'inspiration, vous, lâches ou goujats. Je me dis que je suis presque heureuse de vivre tout cela, toutes ces petites catastrophes qui sur le moment me font mal au plus profond mais m'apprennent toujours sur les autres et plus encore sur moi. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Il est 11h15 et à destination tu n'es pas là. Bien évidemment tu n'arriveras pas. Il est révolu le temps de croire que les contes de fées étaient fait pour moi. Je ne suis pas de ces princesses qui sont aimées de tous les rois, je suis juste cette petite fille qui plus vite que les autres à comprit, jeune femme pas encore accomplie, peut-être cendrillon qui devrait se faire une raison... Annecy. Il fait un temps de chien. Sûrement en adéquation avec une humeur qu'on m'a laissée pour bien. Et pourtant... je savoure ce moment. Regard sur une ville inconnue, à l'esprit 2 jours dédiés à l'imprévu. L'hôtel n'est pas loin et je vais prendre un malin plaisir à me faire du bien. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Déjà de la rue je ne me fais plus de souci sur l'endroit. Grille de fer à l'orée d'un château, bâtisse blanche de pierres, dimension magique ne rendant que tout cela plus beau. Ce voyage, ce temps maintenant à moi. Cette chambre sans roi... Euphorie envahissante, me précipitant à déballer valise et vanity comme je l'ai toujours fait depuis mon enfance. Besoin de poser quelques repères, se sentir comme chez soi n'importe où, ici ou là-bas, avec le minimum nécessaire. Pour moi la salle de bain est maîtresse des lieux, fief de mon bien être, comme confessionnal où je fais mes aveux. Qu'elle soit petite ou immense, qu'il s'agisse de la mienne ou de celle d'un hôtel, étrangement c'est là où je me retrouve, où je ris aux éclats en me fichant de moi, où je me déteste lorsque dans le miroir je m'aperçois, où je pleure en demandant souvent pourquoi... Face à face avec cette autre partie de moi. Comme si la faïence me poussait à l'écho, murs de pénitences, en ce lieu mise à nue dans les deux sens. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Moi qui petite croyais tout de même au prince charmant, je me retrouve aujourd'hui dans un conte sans amant. Poussée par lui pourtant... Toujours emmenée par eux. Autrefois dans une arène, cette fois ci près des neiges éternelles. Ce sont les règles du jeu. Vivre le plaisir jusqu'au bout, désirer l'inconnu en face de vous, choisir de partir seule sans crier aux loups. J'entends des flatteries réelles. Jeune homme ne méritais pas par moi d'être aimé. J'entends des réalités flatteuses. Jeune femme indépendante que rien ne fait chavirer. Et pourtant... Hier soir j'ai de nouveau pleuré. Non pour lui mais pour cette affreuse réalité. Triste lâcheté, homme incapable d'honnêteté... bien sûre un de plus qui n'a voulu m'aimer. Même si avec peu de réflexion je n'en aurais pas été capable moi même en retour. J'ai peut être besoin de sentir mon ego flatté. Peut être pour cette raison que je me retrouve à 23h dans ce café. Sentir des regards masculins s'apposer, ceux des femmes comme me jalouser, dans un minimum respectable, c'est ma façon à moi de me trouver désirable. De me reconstruire après cette attitude détestable. :::::::::::::::::::::::::::::::::: L'ai-je déjà dis ? Que je ne trouverais peut-être jamais mon idéal opposé, ma complète ressemblance, ce que communément on appelle une moitié... Je suis peut-être trop entière à moi toute seule. On s'imagine sûrement que je me défend de tout attachement. Au départ il est vrai. Au début seulement. Je crois que sur un point je suis comme beaucoup d'autres. Je suis amoureuse de l'amour, je désir un corps qui me veut, je m'attache à l'affection qu'on me porte. Cependant il y a avec moi des interdits dans le jeu, des flammes qu'il ne faut pas montrer si on ne souhaite pas de feu. Étrangement ça n'est pas moi la première qui provoque l'étincelle, certes j'ai gratté l'allumette, oui c'est vrai je suis l'allumeuse dans ce cas précis, dans cette définition de la combustion. Pour autant j'ai arrêté de m'embraser, feu de paille avec le temps s'est étouffé. Pyromane a compris qu'il ne servait à rien de souffler si devant soi la maison de briques était barricadée. Oui 3 petits cochons et même plus m'ont appris cette réalité... Que la vie est tout aussi mal que bien faite, des leçons chaque jour à tirer et que les hommes ne sont que des bêtes. Soit, ce soir je sors griffes et attirail de tigresse ! :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Proie déjà en face de moi. Assauts et lasso lâché du regard, je suis maîtresse de mes choix, choisis mes victimes et laisse traîner l'appât. Le poisson est ferré. Le lion a mordu. Joli félin de plus... Abordage tout en douceur, petit curieux désir savoir ce que j'écris avec tant d'ardeur. Mon âme d'écrivain l'a fait tombé amoureux ! J'aime les premiers mots d'un homme, en excès pour le jeu, l'étincelle dans leurs yeux, les questions détournées pour connaître la raison de ma présence, savoir si oui ou non un amant pleure mon absence. ...Pas le cas pour moi... À son sourire j'ai vu qu'il en était ravi, au mien il comprit. Que j'avais 3 jours de liberté dont je voulais pleinement profiter. Cependant, je n'ai pas le coeur à ça. Bizarrement mon corps souhaiterait bien quelques ébats mais cette fois ci ma force sera dans l'abstinence. Se retrouver dans un lit de silence... Recouvrer véritables envies et sens. J'avoue j'en aurais aimé un autre contre moi, lové dans mes bras... Dernier en date à m'avoir mis le corps en émoi, reste de saveur qui me donne envie autant que cela m'écœure. Fille de cul qui a tout de même un coeur... ! Je suis malade de ces absurdes réactions, je deviens dingue à n'avoir aucune explication, il n'y a rien de pire pour moi que les non-dits, bouche-cousue je te maudis. J'ai d'ailleurs songé que je l'étais. Sort jeté par un amant mécontent ou par un amour du passé. Fatalité qui me suit... Quoi d'autre que cela ? Et puis j'aime mieux penser ceci plutôt que de croire que ça vient de moi. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je n'estime pas être garce, encore moins encombrante ou fillasse. Mais au fond je me questionne de savoir si je ne devrais pas être de cette race. Fille futile et bécasse, possessive et pas très loquace. De celles avec leurs yeux de merlans frits, riant aux blagues et faisant la planche au lit. Clichés de télé réalité, plus proche de "loft-story" que "koh-lanta", femme décérébrées qui pourtant se font aimer. ...Non je ne pourrais pas... Je ne souhaite même pas essayer. Combattre mes convictions serait comme m'enterrer. Vivante. Criant au fond d'un trou, appel à l'aide sans résonance. Je tiens à mes valeurs, je juge presque bons mes excès, je suis encore jeune et le temps est là pour passer sur moi et arrondir mes angles, soit disant, trop aiguisés. Mais seulement, là, en ce moment, j'aimerais trouver celui qui m'épanouit, qui me comprend, veut apprendre de moi plutôt que de me forcer à lui dire oui. ça n'est pas cela qu'on attend tous ? Être accepté pour ce qu'on veut et vaut ? Il me semble que si. Certes nous avons chacun des concessions à faire, mais sûrement pas des changements juste pour plaire, pour convenir. Oui je suis de celle qui seule peuvent imaginer leur avenir plutôt que d'être avec quelqu'un sans le plaisir. Juste pour le statut. Plutôt seule que mal accompagnée. Plus forte avec moi même que mal aimée. Je n'ai pas dit que c'était simple ou supportable mais j'ai pendant trop longtemps il me semble dormis à côté d'un homme qui ne m'était plus chérissable. Et je ne peux feindre des sentiments, je ne peux mentir à autrui et encore moins à moi même. Conscience trop présente. J'estime juste suffisante. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: C'est d'ailleurs pour cela qu'hier j'ai dit non, décliné cette charmante invitation, mais à quoi bon. J'avais besoin de ces quelques jours pour moi, réfléchir, me reposer et écrire. Il n'aurait pas été très constructif pour l'autre d'entrer dans mon univers ces jours ci un peu exclusif. J'ai préféré ma chambre d'hôtel à un hôte charmant, préféré un en cas rapide à un restaurant. Sous les draps, couverture polaire en faisant un antre au laissé-aller, devant la télé avec plénitude et sérénité. Je ne sais si c'est le cadre du séjour qui m'a appelé à tant de farniente, usant et abusant d'un lit au confort démesuré, même si dans celui ci d'autres activités j'avais imaginées, passer sieste et nuit avec pour seul compagnon un oreiller... Mais j'ai aimé. Aimé également à jouer des étoiles. Plonger dans une baignoire à la mousse débordante, parsemée de sels parfumants. Pretty Woman plongée dans l'eau, chaleur traversant au plus profond ma peau, musique aux oreilles, cigarette à la bouche, il ne manquait que le champagne pour la dernière touche. Et un autre petit quelque chose aussi... Bon sang tu as vraiment loupé tout ça. Tellement dommage pour toi, et peut être oui, pour un petit bout où on aurait pu dire nous... Pourquoi je reviens là dessus alors que je clame haut et fort que de lui je ne veux plus ? Sûrement parce que j'aime le partage, donner, se sentir aimée, même dans la superficialité. Un besoin humain. Un petit manque, une impression de délaissée, un arrière goût non-envié. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Tout cela ne m'a certes pas empêché de profiter, chaque jour m'émerveiller devant ce paysage, même par mauvais temps admirer les nuages au pic des montagnes accrochés, comme barbapapas enroulées, confondus avec les cimes enneigées. Il m'est arrivé une des pire chose que je pouvais imaginer... la première aurait été d'oublier de quoi écrire, la seconde à été de voir mourir ce qui me sert à photographier. En une fraction de seconde, agonie définitive, réanimation inutile. Il ne me reste donc plus que mon outil originel pour garder en mémoire et retranscrire ce petit coin idéal à l'éveil et au repos spirituel. Entre vieilles pierres, demeures médiévales et bâtisses de prières. Entre ruisseaux, montagnes et lac des merveilles. Une ville faite de ruelles, à chaque coin de rue une nouvelle joie qui se réveille, d'observer cette architecture comme maisons d'un autre monde en sommeil. J'ai rarement eu aussi souvent les yeux grands ouverts, observer chaque détail, chaque personnage, pour que dans ma tête demeurent ces images. Celles là qui ont palliés à un manque de courage... :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: C'est vrai que les femmes sont des cérébrales. Une fois de plus c'est ma tête qui m'a aidé à profiter, à cicatriser. Trouver réponses et sérénité en quelques journées. On ne m'enlèvera donc pas mes convictions. Je suis une fille avec certes pas mal de défauts mais toujours pleine de ressource devant des attitudes de petits c.... !!!! August 13 ME&ME&ME & MY PLAYNe viens pas à moi si tu ne sais pas quoi faire de toi.
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Ne me regarde pas dans les yeux sans me donner les directives du jeu.
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Ne me donne pas d'habitudes que tu rejetteras par la suite.
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Ne me promet pas de belles choses si tu ne peux me les faire apercevoir.
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Ne vas pas me chercher la lune si tu la renvoi après coup.
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Ne me dis pas de mots d'amour ce soir, tu ne seras plus là au matin...
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Tu aurais simplement du avoir plus de courage pour me respecter.
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Tu aurais simplement pu me dire en face que tout devait s'arrêter.
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Je prend le train ce matin, celui que tu voulais pour nous.
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Je prend le train ce matin car rien ne m'empêchera de continuer à profiter de tout... August 12 I.V.V : Interruption volontaire de vacancesQue vaut-il mieux ? Du dépaysement corporel ou du repos spirituel ? Voir la mer et se croire libre ou se retrouver avec soi-même et se sentir maîtresse de ses envies ? :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Je ne pars en vacances que l'été, quelques semaines dans l'année. Ces jours là pour tenir tous les autres mois. J'ai besoin de remplir mes poumons d'iode, de sentir sous mes pieds le sable et de remettre à neuf mon esprit. Pour cela un seul endroit, comme le pays de mon enfance, le seul lieu qui me ressource, qui transcende mes sens. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Première semaine donc passé dans ce coin de mon paradis : Ste Maxime. La possibilité d'y aller sous la garde d'un ami, ancien amant... Je ne sais si ce fut le choix le plus judicieux, plus pour lui que pour moi. Mes vacances sont faites de farniente et de non-embaras, besoin de repos, envie d'être moi même, dans mes excès idem. Je décuple ma lassitude tout comme ma franchise, je contiens mes critiques et comportements téméraires tout le reste du temps, il m'est donc nécessaire, presque vital de devenir cette autre partie de moi l'espace d'un instant. Cette femme charmeuse avec ses caprices d'enfant. J'ai pu donc avoir mes gâteries, bronzage intensif et rituel de sorties, restaurant, casino et dancing toute la nuit. Courts moments me libérant, mais il est vrai que je n'ai peut être pas gâté l'accompagnant... :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je ne savais pas. J'ignorais. Que cet homme avait plus de "sentiments" pour moi... J'ai vu ses regards, j'ai sentis ses silences, longs de sens. Ses gestes attentionnés, que je ne cherchais qu'à esquiver... Pas seulement pour ma gêne, mais plus simplement pour qu'il comprenne, que cela ne servait pas à grand chose. Certes nous avons été ensemble un temps, puis après continué à être amants, de brefs moments, sevrage de frustration pour tous deux, quelques ébats pour le jeu... Rien de plus. Mais je me rendis compte que c'était comme un acquis pour lui... même si mon corps par un autre était pris... :::::::::::::::::::::::::::::::::: Oui je suis une jeune fille libérée, oui de la vie j'aime profiter, certes je peux faire l'amour sans aimer... ça n'est pas pour autant que je n'ai pas de respect pour celui qui m'attend. Il en a presque été vexé. Que je démontre cette ferveur de fidélité, que je ne valide pas notre pacte du passé... J'en ai été peinée... de voir qu'il préférais sur le moment mon cul à notre amitié. La semaine terminée, le sujet fut mis de côté. S'éloigner pour ne plus y être confrontée. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Mon second lieu de vacance ne se trouvait pas bien loin, j'y avais même déjà séjourné peu de temps auparavant, dans de meilleures conditions cependant. Le séjour fut court. Antibes, lieu propice aussi bien à la sieste qu'à la fête, Alrick petit homme imprévisible et presque invincible. Rien ne l'arrête, rien ne le freine, toujours là pour éviter l'embarras, pour me mettre à l'aise, pour me faire profiter pleinement de ce peu de temps... Pour cette fois cela n'a pas suffit, mais aucune "faute" ne venait de lui. Il y a des événements qui arrivent au mauvais moment, il y a des tragédies, même petites, qui m'ont données la fuite... ça n'était pas le moment, ça n'était pas l'endroit pour que je passe des jours de détente loin de chez moi. A charge de revanche, à un moment plus propice, je reprendrais le temps de convier ce petit bonhomme chez moi et d'en profiter avec lui comme il se doit. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: I.V.V : Interruption volontaire de vacances. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai donc préféré ce dernier séjour écourter, me sentant plus libre chez moi, plus à même de profiter. Mon esprit reposé donnera la force à un corps certes encore fatigué, mais je trouve ressource et réconfort dans mon environnement, à l'oreille de ma mère, aux joies de mes amis et dans les bras de mon amant. July 22 Il est venu le temps...La fin. Le début. L'arrêt. Le commencement. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Après 12 mois d'efforts intensifs, de travail acharné. Après une année emplie de vécu, de rencontres, de folie et d'imprévu. Des émotions, des coups durs, des coups de coeur et de c... ! :::::::::::::::::::::::::::::::::: Voici venu le temps du stand bye, du temps à soi, du repos de la guerrière. Ce mot sonne comme une douce mélodie, un rythme entraînant qui me permet de tenir encore cette prochaine journée, la dernière. Un mot, un seul, qui emplit mon âme de réconfort et mes yeux d'étincelles. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Vacances. Quelques lettres. Soleil, mer, plage. Quelques mots. Une si grande dimension, l'approche se fait au trot. Aujourd'hui. Ce soir. Quelques dizaines d'heures. Et puis... (soupir)... vacances salvatrices. :::::::::::::::::::::::::::::::::: À moi ma vie à temps plein, à moi les journées ensoleillées dont je pourrais profiter, du début à la fin. Sortir l'attirail, tenues légères, jupettes et dos nus. Des vacances entre amis, dans la chaleur du sud retrouver ses racines, dans le mystère du nord découvrir la mer immense. Se vider la tête d'une certaine lourdeur, partir au soleil pour me remplir le coeur. De légèreté, de sable fin et de petits bonheurs dorés. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Des vacances sages de corps, temps donné pour l'amitié. July 20 Homme sweet HommeJ'ai un petit caramel entre les doigts. De ceux durs et doux à la fois. Qui colle sur ma peau et fond dans ma bouche, qui me fait saliver et me donne toujours plus faim qu'il me touche. Diététique sensuelle, régime ultra calorique* (*de calor en espagnol qui signifie chaleur). :::::::::::::::::::::::::::::::::: Un petit homme taillé dans l'ébène clair ou le bois foncé. Un grand garçon de jolis atouts doté. Un goût métissé de sucré salé, au creux du cou, au bord des doigts, et bien en dessous... Un amant de sac à main aussi fascinant que le mouchoir multicolore du magicien, toujours sans fin, terriblement affamé et de plus en plus étonnant. Plaisir des yeux, régal du corps. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Comme une montagne où l'on entend son propre écho, au creux de mes courbes ses gestes sont comme les flots, flux instinctif, reflux sensitif. Une bouche à happer, des yeux pour parler, tout son corps à me toucher, son esprit à m'apaiser. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Pas de question à me poser, juste à profiter, se donner, se ravir de cette simplicité, conjugaison accordée. Petite magie à deux. Que c'est bon d'avoir sous ses mains cet objet de chair, être de jeux. |
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