Audrey's profileLe journal d'une fille o...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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July 22 Il est venu le temps...La fin. Le début. L'arrêt. Le commencement. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Après 12 mois d'efforts intensifs, de travail acharné. Après une année emplie de vécu, de rencontres, de folie et d'imprévu. Des émotions, des coups durs, des coups de coeur et de c... ! :::::::::::::::::::::::::::::::::: Voici venu le temps du stand bye, du temps à soi, du repos de la guerrière. Ce mot sonne comme une douce mélodie, un rythme entraînant qui me permet de tenir encore cette prochaine journée, la dernière. Un mot, un seul, qui emplit mon âme de réconfort et mes yeux d'étincelles. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Vacances. Quelques lettres. Soleil, mer, plage. Quelques mots. Une si grande dimension, l'approche se fait au trot. Aujourd'hui. Ce soir. Quelques dizaines d'heures. Et puis... (soupir)... vacances salvatrices. :::::::::::::::::::::::::::::::::: À moi ma vie à temps plein, à moi les journées ensoleillées dont je pourrais profiter, du début à la fin. Sortir l'attirail, tenues légères, jupettes et dos nus. Des vacances entre amis, dans la chaleur du sud retrouver ses racines, dans le mystère du nord découvrir la mer immense. Se vider la tête d'une certaine lourdeur, partir au soleil pour me remplir le coeur. De légèreté, de sable fin et de petits bonheurs dorés. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Des vacances sages de corps, temps donné pour l'amitié. July 20 Homme sweet HommeJ'ai un petit caramel entre les doigts. De ceux durs et doux à la fois. Qui colle sur ma peau et fond dans ma bouche, qui me fait saliver et me donne toujours plus faim qu'il me touche. Diététique sensuelle, régime ultra calorique* (*de calor en espagnol qui signifie chaleur). :::::::::::::::::::::::::::::::::: Un petit homme taillé dans l'ébène clair ou le bois foncé. Un grand garçon de jolis atouts doté. Un goût métissé de sucré salé, au creux du cou, au bord des doigts, et bien en dessous... Un amant de sac à main aussi fascinant que le mouchoir multicolore du magicien, toujours sans fin, terriblement affamé et de plus en plus étonnant. Plaisir des yeux, régal du corps. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Comme une montagne où l'on entend son propre écho, au creux de mes courbes ses gestes sont comme les flots, flux instinctif, reflux sensitif. Une bouche à happer, des yeux pour parler, tout son corps à me toucher, son esprit à m'apaiser. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Pas de question à me poser, juste à profiter, se donner, se ravir de cette simplicité, conjugaison accordée. Petite magie à deux. Que c'est bon d'avoir sous ses mains cet objet de chair, être de jeux. July 17 1+1+1=1Mes amis m'enrichissent. Mes amants m'épanouissent. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Ils sont un seul homme en plusieurs. Je suis plusieurs femmes dans une seule. Chacun à leur façon me font découvrir ce que j'aime le mieux. Chacun à leur tour ajoutent une pièce à mon puzzle d'éros. Le plus doux me fera me mont(r)er au dessus, le plus ardu entraînera une petite bataille, mener au départ de front puis à plus fort adversaire devant soi, ou sur moi, me poussera à me résigner. Abandon corporel = Défaite joliment réalisée. :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'aime l'éclectisme. Dans tout. Pour tout. Partout. Certes plus encore dans mon lit. Comme si les draps donnaient à certains de l'imagination, appel textile décuplant pulsions et sensations. J'aime ceux qui saute à l'abordage, prenne possession du bateau en toute confiance et complet respect. J'aime ceux qui joue de mes envies, qui y répondent, accepte mes partit pris. Oui j'aime l'osmose, des corps, des gestes, je cherche aussi la découverte mais le dialogue est toujours meilleur dans la même langue. Comme pour celle ci, il existe des variations, à chaque région sa prononciation, à chaque homme sa propre réalisation. Les moins assurés me donneront la capacité d'être d'autres femmes, tour à tour charmeuse de serpents ou dresseuse de tigres. Ils me procureront plaisir à les instruire, enseignement pratique dans les règles de l'art. A bon professeur, bon élève. Pour ma part c'est ce que j'eus, je ne répète que ce que j'ai reçu. Le sexe c'est comme la culture, une des choses qu'il faut toujours entretenir avec le maximum d'assiduité et de plaisir. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Alors je papillonne. Des fleurs de peaux, pistils fertiles et sucs épidermiques. Je me ravie de la variété de couleur, de goût et de senteur. Je m'extasie devant la beauté des reliefs, courbes et creux jouant entre eux. Se succède magnolia et ébène, douceur de pétales et dureté du bois. Je construis une forêt, un herbier où je suis moi-même plante carnivore et grimpante, tarzan à accrocher mes br(h)anches puis tapis de mousse où les corps viennent à s'allonger, abandon, douceur retrouvée. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Oui c'est vrai je ne cherche pas l'homme de ma vie, je veux des hommes dans mes nuits. Ils m'ont à eux tous plus appris et apporté que mon premier amour du passé. La richesse est dans la pluralité. Mon épanouissement dû à leur chaleur. Et puis je me dis qu'au moins... si je montre mon cul, on ne voit pas mon coeur. July 12 A chaque gare... son homme. A chaque homme... mon éveil.Comme une folie, une envie de liberté. Une lubie, un désir incontrôlé. Besoin de changer d'air, besoin de m'évader, je me suis en allée poser le pied dans une cité ensoleillée. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Une idée venue d'un coup. Un désir presque fou. D'aller voir le soleil et la mer puis un jeune inconnu rencontrer, toucher le sable et l'eau salée, par cet adorable garçon hébergée. :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai ça en moi qui bouillonne. Des idées déraisonnées. Des besoins d'aventures, d'échapper plus que de m'échapper, sans fuir pour autant. Casser une routine s'installant... Sur un coup de tête s'en aller remettre mirages et paillettes. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Mes yeux suivent chaque mouvement, chaque tournant, changement d'altitude, y compris tunnels noirs. Puis la colline s'abaissant, les paysages s'étalent, matières, volumes et couleurs se succèdent, se chevauchent. Le voyage en train se suffirait presque à lui même pour m'évader. Se sentir avancer. Ailleurs. Quasi des ailes me pousser, un petit goût de liberté déjà chaud et bientôt salé. Rien que du bonheur. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il faudrait que l'image se fige, je n'ai pas le temps de tout voir, impossible de tout garder en mémoire. Tout est sujet à l'éveil, tout me fait porter sourire aux lèvres, la forme des montagnes, le cheminement des ruisseaux et même près des autoroutes quelques panneaux. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai l'impression que ce voyage est pour moi. Qu'il ne s'agit que du mien. Les autres personnages comme figurants, un brouhaha pourtant envahissant mais le ronronnement du train entraînant, enivrant, est comme mélodie m'apaisant. Je me demande où s'arrête le voyage de ces gens. Quelle est la raison qui leur a fait plier bagages. Tout chez eux me semble ordonné : magazines, mots fléchés et monnaie pour le café. Pour ma part, j'ai déjà failli être en retard alors même pas le temps d'acheter Biba & Cosmo à la gare ! :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Marseille. Je viens d'apercevoir la mer. En vitesse. Bleu azur. Lisse comme du satin. S'étalant à l'infini. Elle est belle et déjà elle m'appelle. Y aurait-il une vérité dans la légende des sirènes...? Juste le temps de la désirer qu'elle m'est à nouveau cachée. Le train à l'arrêt, à peine descendue que l'odeur est là. Celle qui me transcende autant qu'elle m'apaise, celle qui, j'ai l'impression, est la seule qui m'éveille. Pour ces autres tellement normale. Comme ce défilé du paysage, l'architecture, la végétation, ça y est je suis dans l'antre de l'évasion. L'eau est là, dans son immensité je la borde, la longe dans mon rêve éveillé. :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai besoin de peu de chose pour me ravir, rien que l'expression de ma voisine d'en face me fait sourire ! Si figée, presque blasée, je lui mettrais bien quelques baffes pour qu'elle s'étonne mieux de voir la magie au large et la béatitude sur mon visage. Moi je n'ose même pas fermer les yeux de peur de perdre cet enchantement, de plus si intouchable pour le moment. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: J'aime les voyages en train. Seule encore plus. Peut importe où ceux ci me mènent. Le simple fait d'être assise là, valise sous le bras et ne pas perdre une miette du paysage me suffit. Défilé sauvage. Je m'imagine aventurière, hier femme fatale en talon dans l'arène, aujourd'hui chercheuse de rêve parmi les palmiers en spartiates. :::::::::::::::::::::::::::::::::: 23h. J'ai atterris dans la chaleur de la nuit. Bel inconnu m'attendant dans la pénombre, sur un plot tout juste assis. La stature par le réverbère éclairée. Bonne tenue. Bien dressé. Il ressemblait à sa photo, en mouvement encore plus charmant. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je pus voir plage et mer peu après. Enfoncer mes orteils dans le sable, sentir les grains s'immiscer, me chatouiller, plonger dans l'eau jusqu'à mi-mollet, flux et reflux idem à une respiration. Souffle court depuis bien trop de saisons. J'ai empli mes poumons d'iode et de fête, ma tête d'évasion et d'alcool, mon âme entière au diapason. Bien accompagnée, jamais esseulée, les gens venaient me questionner comme perplexe, du nord était descendue une extraterrestre. Certains ravi, d'autres comme des furies, croyant à la venue de Satan plutôt que d'une vacancière de peu de temps ! La soirée fut amusante, de conversation rassasiantes, de confessions touchantes. :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai tenu à voir l'aube se lever, sur la mer le soleil irradier. J'ai vu le ciel rougir de sentir la rondeur monter, son teint rosissant d'une venue plus que connue mais chaque jour l'intimidant. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Nous avons parler, toute la soirée, toute la nuit, toute la matinée. Tous ces trois jours. De tout, dans toutes les circonstances, dans tous les états. Jeune garçon si inconnu se révélant comme alter ego, petit homme d'abord si sur de lui se livrant sans tabou. Nous n'avons pas eu la même vie, ne la menons pas dans le présent de la même façon mais en avons tirés les mêmes leçons. Maturité des perceptions, fatalité des réalisations. Si étonnant de trouver un homme qui sans me connaître a pu me cerner, si peu y sont arrivé ! Oui Alrick, je suis ce que tu dis, cette jeune fille qui vit, sans avoir de compte à rendre, celle qui assouvie ses envies, sans avoir de gène aucune. Oui Alrick, toi qui à appris à connaître les femmes, tu avais raison, d'émettre l'hypothèse que je ne serais pas attiré par un jeune garçon, puisque c'est le corps d'un homme qui m'éveille les sensations. Mais Alrick, j'ai été tellement mieux touchée par ton esprit de grand garçon que par certaines mains de pseudo étalon. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il y a des rencontres qui changent nos vies, d'autres qui simplement nous font comme mieux voir les choses, nous apportent, nous enrichissent, pour ma part me font juste mieux aimer ce que je vis. Alors petit antibois, oui je ne serais pas ta belle à réveiller dans ce bois que tu as tant espéré, mais sûrement petite à déposer quelques pierres pour que nos chemins pourquoi pas jamais ne se perdent. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Merci Alrick. Pour m'avoir permis ce voyage, m'avoir fait revoir la mer, merci pour ces premières fois, découverte de nuage de sucre rose, barbapapa ailleurs que dans la vodka ! Merci pour les nuits blanches à répétitions, tous les épisodes des Experts sans transitions, les blind-test à la guitare, le tchat alors que quelques centimètres nous séparent ! Mais plus encore que ça, merci de m'avoir montré ta vie et de respecter la mienne, accepter ce que je vis même si tu aurais aimé être à la place de cet homme d'aujourd'hui. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il y a des choses qui se vivent dans l'instant... d'autres dans la durabilité, et Alrick, tu fais partie de ma vie, de tous ces hommes qui me construisent et me font que mieux l'aimer. |
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