Audrey's profileLe journal d'une fille o...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    June 16

    À retour d'île, retour de flamme...

    Le soleil sur ma peau ne m'a pas tant brûlé que ses mains sur celle là même.
    J'ai trouvé plus de sel sur son corps que dans les embruns de la mer.
    Je me suis plus évadée grâce à son esprit qu'au travers des littoraux de ce pays...

    Alors parfois je me dis à quoi bon...
    Alors souvent je pense si fort comme c'est bon.

    D'être aux côtés de cet homme qui dans les abîmes illumine, qui aux plus hauts sommets réchauffe, et qui lorsqu'il y à néant, fait le tout.

    Non que sans lui il n'y ait rien.
    Seulement qu'avec je m'approche chaque jour du divin...

    Est-il possible que cela perdure ?
    Me laisserais-je croire qu'il souhaite idem un futur ?

    Que puis-je bien apporter à celui qui cherche le moins ?
    Cet homme qui seul doit tout trouver...

    Moi petite fille qui cherche toujours à apporter.
    Cela le fait rire.
    Pourtant c'est bien ça qui me fait grandir.
    Alors, ne pas renier ce que l'on est, ne pas tenter de devenir autre... et voir si ça satisfait.
    Si sur son cheminement il pense que je ne créerais pas d'arrêt, si il est possible même qu'au cocher je sois le fouet...
    Non l'intention première, l'orgueil ne me tient pas autant !

    Seulement lui faire comprendre que je serais là si besoin est.
    Si besoin est...

    Le tout dans le rien

    Le manque créé le désir.
    Le manque créé le fantasme.
    Le manque créé les retrouvailles.

    Certes.

    Mais pour moi le manque créé le savoir.

    Savoir se suffire parfois à soir même.
    Savoir que si l'on est bien seule, on sera bien à deux.
    Savoir que si l'on doit être accompagnée, c'est par lui qu'on le souhaite...

    Le manque engendre la clarté.
    Le manque engendre la certitude.
    Le manque... engendre peut-être l'amour...

    La passion du coeur, la raison de l'esprit... vice & versa

    Parce qu'il est ce que je crois avoir attendu.
    Parce qu'il ne faut pourtant rien attendre.
    Parce que jamais je ne pensais le trouver.
    Parce que nous ne pourrons peut-être pas nous garder.
    Parce que en si peu, il m'a tant apporté.
    Parce que c'est en moi-même qu'il m'a poussé à chercher.

    Pour tout ça et tout le reste...
    Pour tout ce que j'en ai à découvrir.
    Pour tout ce qui en moi se manifeste.
    Pour tout cet éveil et ce plaisir.

    Je me dis qu'il se pourrait...
    Je crois que peut-être...

    Je n'imagine rien.
    J'espère et fantasme encore moins.
    Je suis dans la dualité de l'envie du présent et de l'avenir souhaité.

    Et je profite comme je m'empêche.
    De lui dire qu'avec lui "Je suis" et que j'aimerais que cela reste.

    Mais puisqu'il n'y a rien de constant si ça n'est le changement..
    Aura t-il envie lui aussi de rester pour prendre le tournant...?

    J + 365

    Il m'a été donné un an de plus.
    Une année pour vivre.
    Seule. À deux. À dix. À mille...
    Une année pour grandir, pour comprendre, pour apprendre.

    De tout. À tous.
    M'enrichir, me construire mais aussi anéantir...
    Tout ce que je croyais savoir, tout ce que je pensais aimer, tout ce que je m'imaginais être.

    Retrouver de vraies valeurs.
    Ne pas craindre ce qui se meurt.
    Les certitudes, les relations, les habitudes.
    Découvrir le plaisir de la sérénité, de l'acceptation, de l'esprit éclairé.


    June 04

    La fille sur le pont...

    Encore un grand homme.
    Encore un petit garçon.
    Un de plus à qui je vais apprendre la leçon...
    Celle de ma vie, celle d'une fille de transition.

    Montrer qu'on peut dire oui, sans se projeter, sans imaginer les répercussions.
    Profiter, oser, découvrir, partager.
    Avancer, oublier, grandir... aimer.

    Oui, aimer même.
    Même dans la superficialité.
    Aimer dans le sens premier.
    Prendre du plaisir et laisser l'autre entrer.
    Sans qu'il ne vienne à nous accaparer.

    L'autre comme bénéfice.
    L'autre comme ornement de l'édifice.
    Je ne demande pas à être la première pierre. Pas celle qui sert de repère.
    Pas celle non plus sur qui on se repose. Plutôt celle qui dans le présent, la sérénité appose.

    Je suis toujours comme papillon, auparavant de ceux qui butinent puis s'en vont, aujourd'hui de ceux qui transmettent ce qu'ils pensent être bon.

    Mais il me semble que je viens de m'assoupir dans une fleur de lotus...
    Le parfum y était si prenant, le coeur semblait si accueillant, celle ci plutôt qu'une autre, celle là avec ce quelque chose en plus.
    Je m'y suis apposé et ai transmuté.
    Non de la chrysalide à l'ailée, plutôt en venir à laisser mes ailes tomber.

    Car je m'y plait.
    Avec lui. Sur lui. En lui.
    Ce corps contre moi.
    Cet esprit curieux du mien.
    Cet homme qui rit, qui parle... qui vit.
    Cette chose que l'on a en commun.
    Cette même philosophie de la vie.

    Alors on se donne, on prend, on échange.
    On rit de nos habitudes, puis de nos attitudes.
    On les partages, on les confesses, on les assumes.
    On parle beaucoup, on comprend démesurément, on cherche, on creuse, on trouve.
    La clarté pour nous, la lumière pour l'autre.
    Des réponses à Un, des vérités sur beaucoup.

    On s'observe, on se regarde, on se désir...
    On y cède sans retenue.
    Faire résonner jusqu'au soupirs les plus ténus.
    Lâcher prise, libérer les corps, jouir de ceux ci puis dans l'esprit, faire comprendre qu'on donnera tout, dans ce moment, aveux sans sonorité mais avec toute la puissance du silence.

    La tête sur l'oreiller, les enveloppes de toute tensions déchargés, l'essence semble s'animer mais seul reste l'absence de mot comme vérité.

    Nul besoin de dire.
    Tout simplement sentir.
    Les effluves des corps.
    Tout pleinement ressentir.
    L'altitude du coeur.

    Alors les yeux parlent, puis la bouche reprend langage mais toujours mon esprit se ménage...
    Car je vis les sensations.
    Car je devine sous peu une chose plus forte au diapason.
    ...Car je vois la combinaison...


    Un homme avec beaucoup de cartes en main.
    Un de ceux avec qui je m'imaginais au loin.
    Lorsque je fantasmais....
    Lorsque mes utopies m'emmenaient...
    Dans un futur illusoire.
    Dans un avenir que finalement je ne pourrais peut-être jamais avoir...

    Car je ne peut me projeter.
    Car il me semble que la vie me l'interdit.
    Et qu'elle à sûrement ses raisons, de me garder comme cette fille de trait d'union...

    Peut-être pour m'apprendre.
    Peut-être pour attendre...
    Ce qu'il me faut savoir.
    Celui qu'il me faudra avoir...


    Alors on flâne, on profite, on ne compte pas les jours passés ni pensons à ceux à venir.
    On ne se donne que le meilleur puisqu'il n'y a pas d'intérêt dans le pire.
    Tout ce qui compte c'est de grandir.
    Faire éclore les sensations, les émotions.
    Élever son esprit, enlever tout ce qui nuit.

    Être bien.
    Et l'accepter.
    Ne pas se freiner, ne pas en avoir peur.
    Arrêter de ne pas vouloir du bonheur...

    Autoriser cette jeune fille à le donner.

    Permettre sa crédibilité...

    Dans la vie, dans l'amour, dans l'autrui.


    À Lui...