Audrey's profileLe journal d'une fille o...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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June 14 Entrée dans l'arène... jardin d'eden11h02. Train sur le quai d'arrivée. Il fait chaud. Par la fenêtre je le sens déjà. Le paysage a défilé en cadence avec ces images, ces phrases, ces mots dans ma tête. Ceux la qui pendant tous ces mois m'ont fait m'évader et vibrer, ceux ci qui n'étaient jusque là pas encore entendu, simplement imaginés. :::::::::::::::::::::::::::::::::: 11h03. Pied à terre chaude posé. Il est là. Je le sais, le sens déjà. Rendez-vous incongru donné derrière un rideau d'image identifiée. Plus j'avance, plus mon coeur se livre à sa danse. Plus mes pas de ce lieu se rapprochent, moins je sens dans mon corps de concordance. Étrangement je suis sereine, comme si il était évident que je rentre dans cette arène. Je prend donc place dans cet endroit exigu, cachée par un bout de tissu, seul séparation d'avec l'adorée inconnu. M'assois, croise les jambes et attends. Quelques minutes seulement. Une à peine. :::::::::::::::::::::::::::::::::: J'ai vu ses pieds s'approcher, ses jambes de lin blanc habillées, je l'ai vu s'arrêter, l'ai sentis faire durer. Ce moment. Là, juste là, sans mots, sans visage. Imaginer, juste avec des images... Puis j'ai entendu une sonorité, mots en voix muée... Mon prénom il a murmuré, alors tout s'est remis à vibrer, mon être a frapper. Je l'ai vu de ses doigts le rideaux agripper... Doucement le faire glisser, comme une enveloppe (corporelle) à décacheter... La lumière est entrée dans l'espace confiné, et j'ai alors découvert ce visage de papier... Cette fois ci chair vivante, transperçante, regard, pénétrant, parfum de peau, enivrant, bon sang tellement.... Comme un ruban qui s'est enroulé autour de moi, m'a happé, appelé à sortir, à m'approcher. Pas encore venu le moment de se toucher, ne serait-ce que se frôler, simplement des yeux s'observer, j'y aperçu d'ailleurs comme un ravissement de réalité. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Pas de panique, pas de tremblement, nous restons là, stoïques, plongés au plus profond de l'autre, troublant moment magique où le fantasme colle maintenant à ma peau. Un sourire sur son visage s'esquisse, rictus communicatif et nous sommes partit. La journée venait de commencer, elle s'annonçait longue, chaude et divinement ensoleillée. Ensorcelée aussi. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Si j'eus de l'appréhension à ce que nos voix au naturel se fassent entendre, j'eus l'exquis plaisir d'écouter un homme parler ses mots écrits, de la même façon. En retenu par moment, en chuchotant, puis plus juste, plus cru, sans tabou, avec comme une envie de provocation, m'acculant, me poussant dans mes retranchements pour mieux me coucher dans ses tourments. Parler de mes envies sur l'instant également... :::::::::::::::::::::::::::::::::: Comme lorsqu'on se défie de faire le saut de l'ange avec des sentiments tout en contradiction, envie, folie, appréhension, nous restâmes plusieurs heures à parler avec des désirs retenus, craignant peut-être la désillusion. Puis le chat aimant jouer avec la souris, la faire courir jusqu'à l'épuisement, et enfin sur elle dans un recoin fondre, il me fit parler jusqu'à l'abandon, de toute garde, de moi-même, et enfin à nos imaginaires donner (nos) corps sous un soleil de plomb. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Tout était entier, tout était ce qu'il fallait, sans préméditer, comme réponse exact au moment donné. La même envie de faire perdurer, prendre son temps pour rendre chaque geste, chaque mot plus enivrant. Nos yeux se cherchant, tout lui me trouvant, tout moi lui donnant, ce que pendant ces longs mois j'avais ressentis, tenté de lui transmettre dans mes phrases, dans mes lettres, ils les sentait maintenant dans son être. Parfois, toujours accordé, nos pupilles venaient à se croiser, s'arrêtant dans ce reflet de miroir stupéfiant, puisqu'au détail près, ses yeux, c'est moi qui les avais. Vice et versa, c'est lui qui, quelques heures avant, la question me posa, à savoir de quelle couleur était ce qui lui servait à (me) voir. "Ce sont les miens" je répondis, dans le mille, il me sourit. Flagrante preuve de similitude. :::::::::::::::::::::::::::::::::: La journée s'écoula évidemment trop vite, bien trop vite. Je pris tout ce que je pus, son odeur, ses traits, ses gestes et faits, parcourant des yeux, du corps et du coeur, cet Adam que j'allais quitter seulement après quelques heures, celui là que j'avais enfin trouvé... Je voulais que ces images me restent gravées, mise au point sur un homme avec mon âme photographiée. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Le moment est déjà arrivé. :::::::::::::::::::::::::::::::::: 20h10. Train sur le quai de départ. Il fait vide. Dans mon corps je le sens déjà. Cet après-midi s'est accordée sur le battement de nos envies. Celles-ci enfin assouvies mais pas avant longtemps rassasiées... :::::::::::::::::::::::::::::::::: 20h15. Pieds dans le retour forcé(s). Il est encore là. Je le sais, je le vois. Contre lui il me tient encore, de mes yeux embrasés je l'observe, de sa bouche, m'embrasser, il me sèvre... Abstinence de courte durée... Quelques mots lâchés qui supposent la venue d'une autre dose, rupture de cette trêve... La machine se mets en branle, les couloirs j'appréhende, il me suit, me sourit. L'engin accélère, de la main je lui signe un plaisir loin d'être éphémère, une envie qui a été, un désir qui restera, une joie de pari gagné, d'inconnu bravé et adoré. Juste un peu plus vite et je le garde en moi, dans un corps qui encore palpite, dans mon esprit qui peut tout garder à vif... :::::::::::::::::::::::::::::::::: Nîmes - Lyon. J'arrive bientôt à la maison. J'ai volé ce que j'ai pu, certaines m'ont été données. J'ai embarqué sur ma peau le soleil de l'été, j'ai laissé de mon esprit mes craintes sur le quai d'arrivée, j'ai gardé dans mon corps une chaleur d'amant né. Pour les jours à venir un sourire irradié. Pour les mots de plaisir une continuité... June 11 ME&ME&ME VS MATADOR : Non pas contre, mais tout contre...ça y est le compte a rebours est déclenché. H -11 et la machine sera lancée. Quelques heures et je passerais de l'autre côté de la virtualité, réalité à embrasser. Avec l'esprit et le corps. De quelque manière que ce soit, plus seulement du bout des doigts. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Comme d'un long sommeil se réveiller, où les rêves n'étaient que trop bons mais encore plus cette grâce matinée. Je ne sais comment cela va se passer. Une fois le pied à terre posé, comment ces quelques heures vont se dérouler. Je ne souhaite même pas de questions me poser. Ma tête s'est mise en stand-by, mon esprit à bugué. Etonnamment, je sais me conditionner. Je vis mes rêves, non pas dedans. Je suis lucide, loin d'être naïve. Je ne m'attend à rien et prend tout. Je fantasme des réalités, imagine des situations, en contradictions. J'ai mes peurs d'être déçue, mes envies éperdues mais mon fatalisme toujours au moment voulu. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Je suis une fille de conte de faits. Je ne crois pas au prince charmant. J'attend de voir un homme amant qui un jour pris mes mots en vers et demain déposée par un carrosse de fer, je saurais. Si oui ou non il y a lieu de ce laisser porter dans ce conte de fé(e)licité. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: H-11 avant le grand saut, celui du diable plutôt que l'ange. Que c'est bon de sentir ces ailes brûlantes dans mon dos. La nuit sera courte. Tant mieux. J'ai hâte de vivre demain ce jour (si) nouveau. June 03 Mon père ce héros...Voici le récit d'un chevalier. D'un combattant, presque survivant. D'un guerrier dont je suis l'enfant. D'une histoire qui prend son sens dans mon adolescence. D'une suite qui fût à plusieurs construite. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Un jour il y eu une bataille à mener, de celle que l'on ne peut seul affronter et je me retrouva à être comme l'écuyer. Soutenant, supportant, allant même au front lorsque ce fut le moment. Ce défit fut douloureux, acteur et spectateurs en eurent des bleus, de ceux que l'on ne voit pas, que l'on devine... surtout lorsqu'on est encore que petite fille. //Flagrante maturité grandissante.// Il est vrai que c'est le cheval qui porte l'homme et ce dernier l'armure mais pas une fille son père ne voulant pas ouvrir les yeux, trop fier. Il fallut à coup de mots briser ce mur. Lui faire lever la tête, lui faire entendre qu'il, depuis trop longtemps, ne tenais plus les rênes. Il avait déserté. Sa monture avait filé au galop sur des chemins escarpés où il s'est retrouvé esseulé, s'était approché des eaux profondes où il faillit se noyer. Il fallu qu'un sabot dérape pour regarder le vide en face et enfin des quatre fers freiner. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il posa donc le pied à terre, se retourna et se lança. Dans le combat, il se releva, se révéla. Brandissant bannière et glaive comprenant que cette fois ci il fallait une trêve. Il y avait des gens à sauver... lui le premier. Lutte obligée, sans aucune facilité, juste avec comme épée son incroyable volontée. La fin de la guerre était donc arrivée et la réussite à lui toute dédiée. Victorieux, chevalier et sujets en sortir plus qu'unis et heureux. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Petite écuyère tellement fière de son père. :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: C'est après cette bataille que je connus véritablement cet homme, que j'appelais papa depuis que j'étais haute comme trois pommes. Nous avons dans le sang les mêmes passions, c'est d'ailleurs grâce à lui que j'ai cet amour de la création. Mais jusqu'alors nous n'avions partagé que cela. De mes envies, de mes peurs nous ne parlions pas. Encore moins de mes histoires de coeur. Je l'ai voulu impliqué dans ma vie, qu'il me prenne dans ses bras lorsque de tristesse j'étais envahie, qu'il me questionne sur le prénom d'un éventuel petit ami, que même à pas hésitant il m'étonne en me demandant ce que je vis. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Il fallut faire ce combat pour que nous réalisions comme nous étions identique lui et moi. Mon père est cet homme qui fait que je suis moi, son hérédité se prouve dans ma psychologie ancrée. Nous avons ce même fatalisme qui nous fait plus vite nous relever, ce besoin d'évasion par tous les moyens donnés, cette tête qui tourne à mille à l'heure, cette même satisfaction de petits bonheurs. :::::::::::::::::::::::::::::::::: Mon père est mon héros, celui dont on est fier pour ce qu'il a accomplit, pas ceux qu'on trouve dans les boites MacDo ou en dessin sur les parures de lits. Mon papa est un guerrier, un vrai. Un battant qui trouva le saint graal dans les yeux de ses enfants. |
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